Référence
Lavallée, C., Rivest-Beauregard, A, Chateauneuf, D., Noël, J., et Lambert, A, (2026) Placements permanents en protection de la jeunesse : Quelle trajectoire de vie pour ces enfants? Le magazine de la Chambre des notaires du Québec, 34 (3) : 46-49.
Résumé
Au Québec, le DPJ intervient auprès des enfants dont la sécurité ou le développement est compromis. Pour mettre fin à ces situations et éviter qu’elles ne se reproduisent, la loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) permet de confier l’enfant à un milieu de vie substitut. Toutefois, les placements à majorité sont-ils réellement permanents? Quels effets produisent-ils sur la relation entre l’enfant et ses parents d’origine? Le présent projet de recherche exploratoire, financé par le fonds d’études notariales, offre des pistes de réponse à ces questions.
En date du 31 mars 2025, la situation de 34 218 enfants était prise en charge par le DPJ. De ce nombre, 18 535 (54,2 %) étaient placés hors de leur milieu familial. Or, lorsqu’un enfant est confié à un milieu de vie substitut, la durée de ce placement ne peut excéder la durée maximale prévue par la loi. Ces durées varient entre 12 et 24 mois selon l’âge de l’enfant à la date du premier placement. À l’expiration de ces durées, si le retour de l’enfant auprès de ses parents n’est pas dans son intérêt, le tribunal doit prononcer une ordonnance « qui assure la continuité des soins et la stabilité des liens et des conditions de vie de cet enfant, appropriées à ses besoins et à son âge, de façon permanente. » Un des projets de vie correspondant à cette notion de « permanence » est le placement à majorité de l’enfant.
Lien
https://entracte.cnq.org/cnq-entracte/entracte_hiver_2026_virtual-paper_f/




