Référence
Lane, J., St-Onge, J., Auger, A.-M., Collard, B., Girard, A., Carrier, J.-D., Lauzier-Jobin, F., Légaré, A.-A., Poitras, M.-È., Fortier, M.-È., Maillet, L. & Brodeur, M. (2025). Les corridors de services en santé mentale entre les universités et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux au Québec : enjeux persistants et pistes de solutions. Santé mentale au Québec, 50(1), 365–384.
Résumé
La santé mentale de la population étudiante québécoise semble se dégrader depuis plusieurs années. Face à ces enjeux, le ministère de l’Enseignement supérieur a élaboré le Plan d’action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur qui vise à soutenir les établissements d’enseignement supérieur dans la mise en place de pratiques et de mesures pouvant contribuer au bien-être et au développement d’une santé mentale florissante de la population étudiante. Ce plan invite à la création de corridors de services entre les établissements et le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS). Plusieurs autres orientations ministérielles invitent à aller dans ce sens. Actuellement, les informations sur ces corridors demeurent limitées et ces corridors ne semblent pas faire l’objet de recherche dans le monde et particulièrement au Québec.
Objectif Cet article vise à documenter l’état des corridors de services entre les universités et le RSSS au Québec.
Méthode Les données au coeur de cet article proviennent d’un état des lieux produit par de 17 établissements universitaires. Une analyse thématique de ces données a été privilégiée selon une approche à la fois déductive et inductive à l’aide du logiciel N’Vivo.
Résultats L’analyse a permis de faire émerger 5 thèmes : 1) Les enjeux liés aux corridors de services actuels entre les universités et le RSSS ; 2) Les conséquences de l’absence de corridors de services sur les personnes étudiantes ; 3) Les conséquences de l’absence de corridors de services pour les universités ; 4) Les principaux facteurs pouvant entraver la mise en place de corridors de services ; 5) Les pistes de solutions proposées.
Conclusion Impacts anticipés : cet article permet de constater l’absence de corridors de services entre les universités et le RSSS malgré les nombreux efforts investis pour en créer et les orientations ministérielles qui encouragent leur création. Cet article propose plusieurs pistes de solutions très concrètes et actionnables parfaitement alignées sur les orientations ministérielles et qui permettraient de réduire le recours aux urgences au Québec. La priorité pourrait être accordée aux personnes étudiantes ayant besoin de services spécialisés et qui doivent être référées à des services du RSSS. L’utilisation du mécanisme d’accès en santé mentale, présent dans le RSSS, apparaît la piste la plus simple et cohérente considérant que ce mécanisme vise à améliorer l’accès aux soins et services spécifiques et spécialisés en santé mentale.




