Référence

Bretesché, T., Toussaint, E., Tarabulsy, G. M., Simon, P., Raynaud, A., & Bacro, F. (2026). Attachment Video-feedback Intervention with Children and Their Foster Parents: A Case Study. Child Care in Practice, 32(1), 40–56. 

Résumé

L'Entente multisectorielle (EM) relative aux enfants victimes d'abus sexuels, d'abus physiques ou d'une absence de soins menaçant leur santé physique vise à assurer une réponse adéquate, continue et coordonnée aux enfants signalés à la protection de la jeunesse en simplifiant les procédures d'intervention et en évitant la multiplication des protocoles de collaboration entre les établissements (Gouvernement du Québec, 2001). Alors qu'elle vise à officialiser un partenariat dans un contexte d'intervention sociojudiciaire, des études ont montré que la formation initiale et continue du personnel impliqué dans l'EM est éparse et non homogène d'une région à l'autre et qu'il n'existe aucun plan régional de mise en place et de suivi de ces formations. La présente étude s'intéresse plus particulièrement au sentiment des intervenants issus du secteur psychosocial d'être suffisamment formés ou non relativement à l'EM. Elle porte sur un échantillon de 1187 intervenants qui ont rempli un questionnaire en ligne en lien avec leur pratique de signalement et de soutien aux familles. Parmi les répondants, 69,4 % sont membres d'un ordre professionnel, dont l'OTSTCFQ, l'OPPQ et l'OPQ. Les résultats montrent que 40 % des intervenants ne savent pas si l'EM s'applique dans le cadre de leur travail et que 63 % ne se considèrent pas suffisamment formés quant à son fonctionnement. En outre, plus les intervenants se sentent formés, plus ils sont d'avis que l'EM s'applique dans leur contexte de travail. Les analyses de régression logistique montrent que les personnes répondantes qui œuvrent en région éloignée ou dans un centre de protection de l'enfance, de même que celles qui ont davantage d'années d'expérience avec les familles, se sentent davantage formées. Par ailleurs, celles qui se sentent moins bien formées entretiennent des attitudes négatives face au signalement à la protection de la jeunesse. Ces résultats laissent entrevoir certaines inégalités dans l'offre de formations relatives à l'EM et sont discutés en termes de retombées sur la perception des services en protection de la jeunesse chez les intervenants.

DOI

https://doi.org/10.1080/13575279.2025.2585042


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