Cette présentation s’intéresse aux recherches qui impliquent de questionner des enfants et des adolescents quant à leurs expériences traumatiques vécues. Le questionnement des événements traumatiques a été, dans un premier temps, décrié et critiqué, car on estimait que cette procédure pouvait créer du tort, un peu comme une boîte de Pandore qui devait rester enfouie. On craignait la retraumatisation de cette population perçue comme étant vulnérable et en besoin de protection. Les études empiriques qui se sont intéressées à la question apportent un éclairage beaucoup plus nuancé sur cette réalité et on convient de plus en plus qu’il ne s’agit pas d’un enjeu lié au fait de poser des questions ou non, mais plutôt qu’il faut offrir les bonnes conditions pour que la parole de l’enfant soit entendue, tout en limitant les conséquences négatives possibles. Cette présentation résumera les études empiriques qui ont mesuré les impacts liés au fait de questionner les expériences traumatiques chez les mineurs. Deux études de cas permettront de présenter les réflexions éthiques et déontologiques quant aux conditions favorables pour recueillir cette information, et ce, en gardant le meilleur intérêt de l’enfant toujours à l’avant-plan.


Conférencier(s)
Delphine Collin-Vézina
Mireille De La Sablonnière-Griffin
Tristan Milot